Aller au contenu principal
Fermer

Catastrophe de Tchernobyl : 40 ans après, des régions de l'est de la France toujours touchées par une radioactivité "plus élevée" qu'ailleurs
information fournie par Boursorama avec Media Services 23/04/2026 à 17:44

Ces zones sont situées dans les Vosges, en Alsace, la vallée du Rhône, le Puy-de-Dôme, l'est de la Corse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Pyrénées-Atlantiques.

Le réacteur N.4 de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, le 5 août 1986. ( TASS / - )

Le réacteur N.4 de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, le 5 août 1986. ( TASS / - )

Quarante ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl certaines régions françaises en ressentent toujours les effets, avec des sols et des denrées alimentaires concernés par une radioactivité "plus élevée qu'ailleurs", indique jeudi 23 avril l'autorité compétente. Ces régions, dites "zones de rémanence élevée",se situent notamment dans les Vosges, en Alsace ou dans l'est de la Corse.

L'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a constaté une présence de radioactivité "plus élevée qu'ailleurs" dans les sols, herbages et certaines denrées telles que le lait, les fromages et la viande bovine , provenant des "zones de rémanences élevée" (ZRE) situées en France métropolitaine. Ce, "quarante ans après l'accident de Tchernobyl (26 avril 1986) et la fin des essais atmosphériques d'armes nucléaires (de 1945 à 1980)", selon un communiqué de l'autorité.

Ces zones sont situées dans les Vosges, en Alsace, la vallée du Rhône, le Puy-de-Dôme, l'est de la Corse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Pyrénées-Atlantiques.

Reproduction d'une carte illustrant les différentes zones touchées par les retombées radioactives de l'explosion du réacteur N.4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 26 avril 1986. ( AFP / STF )

Reproduction d'une carte illustrant les différentes zones touchées par les retombées radioactives de l'explosion du réacteur N.4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 26 avril 1986. ( AFP / STF )

L'ASNR a expliqué jeudi avoir constaté "depuis plusieurs décennies" une "diminution des concentrations de césium 137 et de strontium 90", éléments chimiques radioactifs, notamment dans les sols, le lait et la viande bovine. En revanche, les denrées forestières, comme les champignons et les viandes de gibiers , peuvent conserver "des niveaux élevés de césium 137 durant des années". Dans les forêts concernées, la radioactivité "présente une très grande variabilité spatiale, y compris à l'échelle d'une même commune", précise encore l'ASNR.

Exposition en extérieur

Il n'y a en revanche pas de différence perceptible entre des denrées agricoles telles que les légumes-feuilles, la pomme de terre ou le blé issues de ZRE et des équivalents du reste du territoire.

Dans un rapport publié en 2025, l'ASNR estimait qu'en 2020, la "dose efficace moyenne due aux retombées de l'accident de Tchernobyl" en France était "de l'ordre de 1 microSievert par an" pour un adulte résidant en ville, travaillant en intérieur et ne consommant pas de champignons sauvages ou de gibiers, mais pouvait monter jusqu'à 20 microSieverts sur les communes où les dépôts radioactifs de mai 1986 ont été les plus importants, "si la personne passe plusieurs heures par jour" dans "des espaces naturels ou boisées".

La valeur limite d'exposition aux rayonnements ionisants est d'1 millisievert (soit 1.000 microSieverts) par an pour le grand public, selon le site de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Un aller-retour Paris-New York en avion représente une exposition de 80 microsieverts et une radio du thorax, de 58 microsieverts, selon l'INRS.

2 commentaires

  • 18:33

    Je me souviens que les feuilles des arbres étaient recouvertes d'une pellicule noire (Hauts de France).


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires